L'opinion
22 août 1937 il y a 71 ans :
22/08/2008
La vallée de la Haute-Soule d'une altitude moyenne de 200 à 700 mètres s'oriente du sud-est au nord-ouest sur une longueur de 25 km et une largeur de 15. Elle est suffisamment encaissée pour être bien protégée par une chaîne de petites collines contre les vents froids du nord et offre de ce chef la particularité d'un climat doux, dû au régime dominant des vents du sud. La constance d'une température moyenne, qu'entretient en été, la proximité du «Saison» ou gave de Mauléon. La présence sur les deux flancs montagneux qui l'encadrent de vastes forêts, en rend l'air pur et salubre, et aussi fortement oxygéné. Enfin, le jaillissement de nombreuses sources froides ou thermales complète au point de vue hydrominéral, un traitement qui s'adresse particulièrement aux neuro-arthritiques, aux pléthoriques, aux obèses, aux débilités, aux surmenés et aux cardiaques.
Les sources doivent être classées en trois catégories. Les sources de première catégorie (oligo-métalliques), qui répondent à celle d'Evian ; nous trouvons des eaux très diurétiques, de digestibilité excessive, leur faible minéralisation qui emportent plus qu'elles n'apportent, et qui conviennent aux goutteux, aux arthritiques, aux obèses, aux intoxiqués. Tel est le cas des eaux d'Ahusquy et de Licq. Les eaux de la deuxième catégorie (gerro-cuivreuses froides) s'adressent surtout, comme celles d'une station voisine très réputée, aux inflammations des muqueuses, aux plaies atones, aux anémiques. Telles sont les eaux de Lacarry. Enfin, les eaux de la troisième catégorie renfermant des Chlorurées-sodiques chaudes (38 °C.) à faible teneur saline moyenne (14,7 g/l) et une minéralisation totale de 18,6 grammes, seront indiquées dans tous les cas de nutrition déficiente aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte fatigué : anémiques, ganglionnaires, rachitiques, scrofuleux, etc. Telles sont les eaux de Camou-Chihigue.




